Bypass par moi

01 février 2012

Lita et moi...

Lita c'est le diminutif du prénom de mon chirurgien. Je ne sais pas si je t'ai déja parlé de lui, alors c'est le moment. Lita a presque la quarantaine, il est grand, typé asiatique, le cheveux un peu grisonnant, et l'attitude du jeune loup chirurgien. Le premier rendez vous avec lui c'est a peu près bien passé, il me coupait la parole, mais j'arrivais a en placer une. Le second rendez vous, fût plus coriace, il ne me laissait plus parler, ne me regardait pas dans les yeux, alors je lui ai gentiment rappelé, que vu les honoraires qu'on lui lâchait, c'était sympa de sa part de mieux considérer ses patients, il a souri et on a pu enfin discuter librement. La veille de l'intervention, il est venu me voir, la il était très cool, il a vu le Samsam de mon rat gondin, et m'a dit que son fils était aussi fan de cette petite bestiole, m'a rassuré sur l'intervention et est parti. Après le bypass, il venait me voir deux fois par jour, parfois en coup de vent, d'autres fois il se posait et on papotait quelques minutes. Et puis y a eu le cafouillage, alors la Lita, il était vachement emmerdé, le lundi matin, il a débarqué dans ma chambre, limite a genou tellement il s'en mordait les doigts de ne pas m'avoir cru quand je l'appelais et que je lui disais que je vomissais tout le temps. Quand il a vu le rat, il a dit cette phrase en lui serrant la pince "Ça n'a pas du être facile pour vous tous les jours", qui nous faisait comprendre, qu'il reconnaissait son erreur. J'ai réussi a le charmer pour qu'il me fasse enlever la sonde nasale, il a jeté un coup d'oeil et a dit "Banco, avec vos yeux je ne peux que la faire retirer". Le lendemain, il est venu me voir et a voulu qu'on fasse un test. Je devais boire un verre d'eau et lui chronométrais combien de temps, je le vomissais. Super jeu, qui m'a rendu malade une bonne de la journée, il connaissait déjà l'ampleur des dégâts, mais la il s'est rendu compte de ce que j'avais vécu pendant 3 semaines. Il a continué a venir me voir régulièrement, pendant ces 13 jours d'hospitalisation, j'ai su par la suite, qu'il finissait toujours sa tournée par moi, car on rigolait bien tous les deux. Enfin sauf pendant 4 jours, j'étais plus dans mon état normal, d'atroce douleur me prenaient les reins (et la tête) j'ai cru mourir tellement les coliques néphrétique me faisaient un mal de chien. Et puis quand ils ont réussis a diagnostiquer les coliques au bout de 4 jours quand même, il est rapido venu me voir et m'a administré un produit sans tortiller. Le lendemain, son flair (et la j'ai honte...) a détecté une infection urinaire carabinée, je n'ai pas craqué, il m'a filé une dose en plus d'antibiotique. Mon pied a perf' ressemblait a un sapin de Noël. Le dimanche matin, il est passé, on s'est souhaité les voeux toussa toussa, il m'a trouvé dans un état de nerf pas possible et la il m'a dit "Bon on commence a bien se connaître tous les deux, et je vois bien que ce n'est pas votre état normal, je vous mets un calmant" j'ai tout d'abord refusé, lui disant que je voulais pas être dépendante et patati patata. Il a su trouver les mots justes, les mots qui m'ont fait capituler, et il a eu raison Lita, ca m'a fait du bien ces mini doses de calmants! Au début la dilatation était prévu le jeudi, mais il voyait bien, que le fait de pas voir ma fille me rendait mal, que pour lui le mental était important, alors d'un coup de fil il a réglé tout ça, je passerais le mardi, pour espérer une sortie plus rapide. Le mec qui m'a dilater était très sympa, tellement qu'il voulait me faire sortir le lendemain, mais cette fois, Lita a voulu jouer la prudence, parce que je pense que cette fois, le coco a vu ce que mon corps pouvait nous jouer comme tour, donc, il m'a dit "Ha non, vous sortirez vendredi". Bon j'ai fais la moue, mais la impossible de le charmer. Le jeudi, tout fier de lui, il est entré dans ma chambre en clamant "Allé aujourd'hui c'est fini les bêtises, on enlève votre cathéter, faut manger et boire toute seule". J'appréhandais vachement la boisson, il m'a dit que c'était normal, et j'ai bu devant lui. J'étais contente ça passait bien, lui aussi! Le lendemain je devais sortir, il m'a serré la main et a ajouté "Demain j'ai une longue journée, je vais pas pouvoir passé, mais vous me contactez au moindre problème et profitez bien de votre fille". J'ai limite eu un pincement au coeur quand même. Sauf que ben le jour J, des potron minet, alors que j'étais encore affalé dans mon plumard, il a débarqué. Un peu interloqué je lui ai dis "Ben j'croyais que vous aviez du boulot a bloc?" il s'est marré et m'a balancé "Mme K, a votre sortie de bypass je suis pas venu, et vous avez vu ce que ça fait, alors la je me suis dis, qu'on allait déjoué la malédiction". Ha oui il a de l'humour le garçon j'ai oublié de préciser ;). Il est pas resté longtemps, mais ça nous a fait plaisir de nous dire au revoir. Pas adieu, vu que je vais continuer a le voir souvent et a lui lâcher 40 euros a chaque fois... Lundi, je suis retourné le voir. Dans la salle d'attente, deux dames parlaient. Une allait voir un autre chir, l'autre allait voir Lita. Elle a laché "Ha ben je préférais votre chir, je l'ai eu il y a deux ans, le nouveau est vraiment expéditif, il prend pas le temps d'expliquer, il coupe la parole, il n'est la que pour encaisser l'argent". La je me suis dis que j'avais eu raison de mettre les choses a plat au second rendez vous entre lui et moi. Et puis, mon tour est venu, il m'a complimenté sur mon chapeau, et j'ai vu le regard de la dame, elle n'y comprenait rien la pauvre. Il m'a annoncé que je n'échapperais pas a la dilatation, mais était content de voir que je mangeais mieux et surtout que j'avais perdu 16 kilos! Et m'a dit "Madame K, grâce a vous maintenant, quand un patient a peur que ça se passe mal, au lieu de lui montrer les statistiques, et bien je le rassure". Ha au moins j'ai servi à ça! Bref que Lita le veuille ou non, bien, il fera parti de ma vie.... Il m'a sauvé la vie, me la sauve encore a l'heure qu'il est, mais ça c'est une autre histoire!

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21 janvier 2012

Bilan des 3 semaines...

Ça va faire 3 semaines, que l'on m'a dilatée le gosier, et bien, je peux vous dire que la différence, je la sens nettement! Je vomis encore quelques fois, mais je ne passe plus mon temps la tête dans la cuvette. Bien entendu j'ai encore quelques douleurs, surtout le matin, quand je prends mon petit déjeuner, la j'ai l'impression d'avaler un kilo de plomb, du coup, il a fallu ruser. Et ça tombe bien la ruse, c'est un peu mon art à moi. Alors je commencer tranquillos par la biscotte, puis la moitié du yaourt et un petit verre de jus d'orange, la je n'ai pas trop de problème. J'ai aussi remarqué, que des que je stressais (et en ce moment ça y va pas mal) et bien, la je suis malade, alors il faut que je mange au calme et calmement. Bon, j'ai pas encore pris l'habitude de manger lentement, les mauvaises habitudes sont toujours la, même si je lève le pieds, mais il faut que je le fasse, car la aussi, ça peut déclencher des douleurs et des vomissements. Je ne ressens pas la satiété, donc, parfois je mange une cuillère a café en plus, et la ca ne passe plus. C'est juste quelques réglages a faire avec moi, ce n'est plus de l'ordre médical et c'est tant mieux! Lundi, je vais voir ma nutritionniste et mon chirurgien, je suis en attente d'une seconde dilatation, la je serais fixée sur mon sort... Ha au fait, j'ai perdu tout pile 14 kilos!!!!

 

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12 janvier 2012

Si j'avais su...

Je suis donc rentrée le 5 décembre à la maison, avec tout pleins de légumes, de produits laitiers, de purées, de trucs liquides, prête a démarrer mon régime pendant 10 jours. J'étais pleine de motivation, sauf que mon corps l'était moins. Les premiers repas finissaient aux toilettes, alors au bout de 3 jours, j'ai appelé mon chirurgien qui m'a dit "Madame K surtout soyez patiente, je vous l'ai dis, ça ne va pas être simple", bon ok je reste patiente. Au début, j'arrivais a manger un petit suisse, puis ensuite, ca ne passait plus, alors je buvais du jus d'orange a la petite cuillère, mais ça repartait aussitôt. Et puis, il fallait que je prenne mes médicaments, des trucs super gros, que plus d'une fois je me suis dis que c'était inhumain de donner des cachets aussi gros a des bypassés, je les prenais, et ils repartaient eux aussi, alors encore une fois, j'ai décidé d'arrêter de les prendre, car je n'avais que ca dans le ventre. Je tenais a peine debout, je me forçais a marcher, mais a chaque fois, j'avais peur de tomber dans les pommes, je dormais 17 h par jour, j'en pouvais plus. La semaine précédant Noël fût la pire. J'étais un zombie. J'ai quand même tenue a fêter Noël pour mon rat gondin. Le samedi, j'ai été chercher les courses à l'intermarché du coin. Arrivé la bas, je me suis sentie très mal, heureusement qu'il y avait deux pompiers en goguette qui étaient la pour me soutenir, je me suis assise quelques minutes et je suis repartie chez moi. J'ai dormi sur le canapé, je tremblais, je vomissais. J'ai réussi a préparer le repas de Noël, mentalement ça m'a fait du bien, mais ce soir la, je n'ai pas cessé de passer ma tête dans les toilettes. Tout le monde était un peu paniqué, mais je gardais mon calme, en me disant qu'il fallait que je sois patiente. Le lendemain, ça n'allait plus du tout, alors le rat m'a mise de force dans la voiture, direction les urgences. Je ne voulais pas y aller, car, j'avais peur qu'on ne me prenne pas au sérieux, sauf qu'arrivé la bas, ils ont tous cru que j'allais tombé une fois de plus dans les pommes, alors j'ai été dans un box, et ils m'ont tout de suite prise en charge. J'ai passé une radio, alors la ce fut space mountain à l'hosto, le médecin m'a placé sur la table, il a prit une première radio, puis m'a dit "Ça va basculer vous en faites pas", d'habitude j'aurais adoré, la, j'ai cru tombé et perdre pieds. J'ai retrouvé le rat, et on est retourné dans notre petit box. Sur la radio y avait rien a déplorer, alors j'ai passé un scanner. Entre temps, la secrétaire est venue me parler, elle était bypassé elle aussi depuis un an, ca avait été dur au début pour elle, mais maintenant, elle avait une vie normale, elle m'a dit "Je mange un paquet de chips format familial par semaine", ça m'a paru énorme, moi qui n'avait rien mangé depuis 15 jours. Je suis partie passer mon scanner. Le médecin me sort "Pourquoi vous avez attendu autant de temps?" je lui ai dis, que c'était le chirurgien qui m'a dit d'être patiente, et comme je suis pas têtue, ben je l'ai écouté. Il m'a laissé repartir. Le chirurgien de garde est venu nous voir, il a annoncé clairement, qu'il fallait que je sois intubé pour vider l'estomac de tous les glaires que les vomissements fabriquaient (oui je sais c'est pas glamour ;)). Et il m'a dit que j'allais être hospitalisée, la j'étais moins heureuse, car je pensais que j'allais repartir. Je les ai prévenu que j'avais une petite cloison nasale, donc que ça risquait d'être chaud, ils ont parus vachement confiants, on demandé au rat de partir et on a commencé le boulot. L'infirmière était adorable, alors elle m'a bien guidé. Et elle s'est rendue compte que j'avais raison, j'avais un tout petit pif. Elle a donc utilisé 3 sondes avant de réussir a m'intuber, j'ai cru étouffer, je m'excusais toutes les 3 secondes de mon état. Avec l'infirmier et l'infirmiere, on a rigolé, sur nos idoles d'enfance, lui était fan des spice girls, elle de Ricky Martin, et moi de David Hallyday, ca fusait dans tous les sens, ca a eu raison de me détendre un peu.  Elle a dit au rat que j'avais été très courageuse, j'ai juste dit qu'il fallait en passer par la, c'était pas du courage, juste une obligation. La gentille aide soignante m'a emmené dans ma chambre, le rat est parti retrouvé notre petit rat gondin resté avec mon père. Je n'ai pas bien dormi cette nuit la. Le lendemain le chirurgien est passé me voir, a peine entré, il s'est fait un peu engueulé, il s'est laissé plombé, et s'est excusé. Il est parti un peu penaud, et infirmière pas du tout diplomate est arrivée en me disant "Vous allez prendre une douche a la bétadine, vous descendez au bloc pour installer un cathéter central", oh la, j'étais pas préparer a cela, j'ai fais une crise d'angoisse et la elle me sort "Oh la la faut prendre sur vous la". Je lui ai répondu "Ca fait 1 mois que je prends sur moi, la j'en peux plus". Ensuite elle a vu du sang dans mes urines, m'a certifié que j'avais mes règles, alors que je savais pertinemment que non, vu que je les avais eu la semaine dernière, mais je n'ai pas insisté. Je suis descendue au bloc, toute paniquée, qu'on me fasse une anesthésie générale, et qu'au réveil, j'arrache le tube que j'avais dans le nez (oui c'est con je sais), arrivée au bloc, j'explique ma crainte a l'infirmière, qui m'a rassuré, que ca allait être en locale, que je n'avais rien a craindre, qu'on allait me l'installer dans le cou. L'anésthésiste est arrivé, il m'a fait rire, et a commencé le travail, j'allais être nourrie par ce tube avec un produit bien dégueu qui m'a provoqué de fortes nausées durant tout le processus. Je suis remontée dans ma chambre, j'ai dormie mais je n'arrêtais pas de bouger comme un vers. Le rat est arrivé, et a remarqué ca aussi, mais c'était plus fort que moi, je ne savais pas d'ou ça venait. Le chirurgien a eu un mot sympa envers le rat, j'en ai profité au passage pour lui faire les yeux doux, pour qu'on m'enleve cette satanée sonde, et ça a fonctionné car 30 minutes après je ne l'avais plus. Ma maman est venue, et m'a vue bouger aussi, elle m'a dit que Fabrice lui avait fait la remarque que je ne trouvais pas de position. On ne pensait pas que le pire allait arriver. Le lendemain, j'ai eu de forte douleurs dans le bas des reins, j'ai eu le droit a de la glace, mais rien n'y a fait. Ma psy chérie, qui était en vacance est venue me voir (et je peux te dire que sa visite m'a touché), elle a été impressionné aussi de me voir bouger autant. Le mercredi, je ne tenais plus en place, et je tannais ma mère, pour qu'elle aille me chercher de la cocaïne, bien entendu elle était contre cette demande. Le jeudi je frappais plus fort, je voulais un fusil de chasse, pour abréger mes souffrances. Aucunes positions ne m'allaient, j'ai cru revivre mon début d'accouchement avant ma césarienne. Le personnel soignant ne savaient pas ce qu'il se passait, pour eux, ce n'était rien, ils gardaient mes urines depuis le lundi mais ne vérifiaient rien. Le vendredi, ma maman s'est rendue aux toilettes après moi, et a vu que dans le récupérateur d'urine, appelé aussi poisson, il y avait comme du sable, et comme j'allais de plus en plus mal, elle en a parlé a l'infirmière, qui a directement appelé le chirurgien. J'étais incapable de descendre pour voir mon rat gondin, alors que c'était la ligne de conduite que je m'étais fixée depuis le départ, mais la douleur était si intense, que je ne supportais rien, j'ai même insulté une aide soignante, mais bon ensuite je me suis excusée ;) Quand le chirurgien est arrivé et a vu mes urines, il a compris direct que je couvais depuis 4 jours des coliques néphrétiques, alors il m'a mit tout de suite sous anti inflammatoire, ce qui n'est pas recommandé pour un bypass, mais la il fallait agir vite. Au bout de 20 minutes, j'ai dis au rat "Oh la la je revis", je n'avais plus mal, ca venait de la. J'ai pu passer une nuit digne de ce nom, et c'est la qu'Aurélie est arrivée, l'infirmière du premier séjour avec qui j'avais bien ri. Quand elle m'a vu, elle m'a dit "Oh ben je vous manquais autant que ça?", et ça m'a détendue de savoir qu'elle allait s'occuper de moi tout le week end. Le samedi, j'ai passé une radio et une échographie, rien d'anormal. Je suis remontée dans ma chambre, le chirurgien est venu et m'a dit "Ouh la vos urines sentent fortes, je pense que vous nous faites une infection urinaire carabinée sauf que vous ne faites pas de fièvre". Bah oui je suis comme ma maman, et c'est bien la le problème car nous ne sommes jamais prise au sérieux. Bref il m'a mise sous antibio, sauf que le cathéter n'arrêtait pas de se couder, alors le 1 er janvier pour la nouvelle année, je suis redescendue au bloc, pour qu'on me replace mon cathéter. Sauf qu'il se coudait encore et toujours, alors les infirmières de l'étage ont bidouillés un pansement stérile, qui a tenu quelques temps mais pas assez. J'étais dans un état de nerf pas possible, je n'arrêtais pas de bouger, de faire les 100 pas, moi qui suis d'une nature plutot calme, la je ne me reconnaissais pas! J'ai appelé plusieurs ma maman au téléphone pour parler, qu'elle me calme, rien n'y faisait. Le rat était désemparée, quand il est venu me voir, même l'infirmière hallucinait sur mon état, c'est la qu'ils ont pris la décision de me mettre sous anxiolytique. Le lundi, j'ai su que le lendemain, j'allais me faire dilater le trou ou les aliments passaient, il fallait que le docteur arrive a me faire passer de 0,2 mm a 14mm sans rien perforer. Le soir même il est venu se présenter a nous, il avait un faux air de docteur house, il avait le sens de l'humour, ca m'a fait du bien. Le lendemain, je trépignais d'impatience, je devais partir au bloc a 15 h30, et bien, je suis arrivée la bas a 16 h45, je te laisse imaginer mon état de nerf, je tremblais de partout, je supportais pas qu'on me touche, alors j'ai choisi l'humour encore et toujours. Et heureusement, que c'est la gentille infirmière qui m'a posé mon cathéter qui était la, on a pu se marrer un peu, et puis le semblant de Docteur House est arrivé. Je lui ai dis "Au fait on vous a déjà dit a qui vous ressembliez", il s'est marré et m'a dit "Oui au fameux Docteur House, mais c'est la barbe", et je suis partie en salle d'intervention, pour la dilatation et le replacement du cathéter. Et c'est la que j'ai compris pourquoi ca avait prit autant de temps, car ils avaient lavé la salle de fond en comble, car toute la matinée, il y avait eu des examens pas tres propres. Bon, j'ai fais le rituel habituel, respirer a fond dans le ballon a oxygène, penser a mon rat gondin et au rat, et pof, je les ai laissé me dilater. Le réveil fût plus épique que pour le bypass, le tuyau dans la gorge me génait, apparemment je voulais l'arracher, donc on me l'a enlevé, et je me suis assise direct, le chirurgien quand il est venu me dire que tout c'était bien passé, a halluciné sur le fait que j'étais assise a déblatérer des blagues nulles ;) Je suis remontée dans ma chambre, impossible de dormir, le chirurgien du bypass est venu me voir, m'a expliqué que tout était ok, y avait pas eu de perforation, et que le lendemain soir, je serais ré alimenter par du bouillon. J'ai envoyé pleins de texto, j'ai regardé un peu la télé, mais je continuais a bouger comme un vers, ils ont augmenté les doses d'anti douleur, rien n'y faisait, pas même l'anxiolytique prescrit par le chir, en somme j'ai tres peu dormi. Le mercredi, c'est passé assez sereinement, j'étais très fatiguée, mais j'ai su que je sortirais le vendredi, alors j'étais contente. Le jeudi, j'ai eu le droit a un jus d'orange bien frais, j'ai jamais autant apprécié cette boisson que ce jour la! Le midi je suis passée a la purée, tout passait très bien, le chirurgien est venue vérifier ce que j'avais mangé, et surtout si je n'avais pas vomi. Il était super fier de tout ce que j'avais mangé, et moi aussi par la même occasion. L'apres midi, ma copine bypassée un an avant est venue me voir, en s'excusant de m'avoir dit que tout allait bien se passer, mais bien entendu je ne lui en ai pas tenu rigueur, rien n'était de sa faute. La nutritionniste est passé nous voir, et elle m'a dit "Oh la la sur plus de 1000 bypass, c'est la première fois que je vois cela", il faut un début a tout. Et puis l'infirmière est passé pour m'annoncer qu'elle allait m'enlever mon cathéter, c'était la fête, je voyais enfin le bout du tunnel! J'ai pu aller me balader un peu avec mon amie, jusqu'a l'arrivée de Psy chérie, qui était contente de voir que j'avais meilleure mine. Ma maman est passée, on a préparé mes affaires pour la sortie du lendemain, j'étais excitée, pour preuve j'en ai mal dormie. Le lendemain matin, des mirons mirettes, le chirurgien est venu me dire au revoir, mais qu'on allait se revoir le 23/01, et il m'a dit "Vous allez me manquer quand même". Bah tu m'étonne, je déconnais bien avec lui! La diététicienne est venue m'expliquer mon régime, alors la j'étais impressionnée sur tout ce que j'ai le droit de manger, mais bon en même temps vu la quantité que je clape, c'est clair que je peux tout manger. Et puis maman est arrivée, et la j'ai pu lever le camps! Bon j'appréhendais le retour a la maison, peur que tout recommence, mais non, tout s'est bien remis en place. J'ai quelques soucis de digestion, mais c'est normal il faut que mon petit estomac s'habitue. J'espere maintenant que tout va aller de mieux en mieux!!!

 

Je tiens a rassurer tout le monde aucunes infirmières ou aides soignantes n'ont été frappés durant ces presque 15 jours ;)

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11 janvier 2012

Je reviens...

Le 30 novembre, j'ai eu mon bypass. Je n'ai pas très bien dormi cette nuit la, et fort heureusement car, le personnel soignant devait me réveiller a 6 h 30, et bien entendu personne n'est passé. A 7 h 45, ils sont venus me donner ma pré médication, et m'installer mes bandes de contention, et puis, j'ai passé le temps a regarder Bfm, en attendant le brancardier. Il est arrivé a 8 h pétante, m'a installé sur le brancard, et m'a laissé comme deux ronds de frittes dans le couloir pour aller chercher l'ascenseur, qui ce jour la, était très demandé. J'étais détendue. On est descendu au bloc, je suis encore resté planté la, morte de froid dans un couloir, le médecin anesthésiste est venu me voir, on a parlé quelques minutes, et hop je suis arrivée dans le bloc. Une gentille infirmière m'a installé, faite faire un peu de sport pour être face à l'écran, puis la méchante infirmière a commencer a me stresser, j'ai vite mis le ola, elle s'est détendu et moi aussi. Je me suis touchée le bras, ça a fait flipper tout le monde, mais je disais juste "Au revoir" a ma fille (pour ceux qui ne le savent pas, j'ai l'avant bras de tatouée). On m'a posé un masque a oxygène sur le nez, j'ai bien écouté ce que l'on me disait, j'ai pensé une dernière fois a mon rat gondin, et pof ciao tout le monde, j'ai laissé place au chirurgien.  L'opération c'est a peu près bien passée, j'ai eu deux fois un gros problème de tension, qui ont même fait douter le chirurgien sur la continuation de l'opération. Mais la veille de l'intervention, je lui ai dis, que quoi qu'il arrive, il fallait qu'il persiste, il a prit ma demande très a l'écoute et a continué. Je me suis réveillée sans encombre. J'ai cru que j'avais insulté le gentil infirmier, qui m'a rassuré, il n'en était rien. Il m'a installé un masseur de jambe, c'était le paradis. Je suis remontée dans ma chambre, et la j'ai dormi. Ils étaient tous surpris car je n'arrêtais pas de faire pipi, j'suis une usine a pipi, ils l'ont appris a leur dépend. Je suis restée une fois avec le bassin collé aux fesses 30 minutes, sûrement ma punition ;) Le rat est arrivé, je luttais, j'avais envie de lui parler, mais c'était trop dur, il est parti. Ma mère est arrivé, pareil même scénario.  La nuit fût comique, j'étais sous morphine, et soudain l'appareil s'est mit a sonner dans tous les sens, l'infirmier est arrivé direct, a chercher un peu partout d'ou ça venait, et en regardant ma main perfusé il a compris, le cathéter s'était enlevé. Il a essayé 3 fois de me reperfusé, je voyais qu'il s'énnervait, et il m'a dit "bon je vais appeler ma collègue". Trois heures après, Aurélie (oui je suis intime avec elle maintenant, mais tu vas comprendre pourquoi après) est arrivé, elle a essayé plusieurs fois a son tour, et n'a pas réussi, alors une autre infirmière est arrivé, même constat. J'ai décidé d'un commun accord avec moi même, que j'allais vaincre la douleur par moi même en attendant les infirmières du matin. A 11 h, une infirmière est arrivée, elle a essayé 4 fois de me perfuser, et a la 5 ème, a réussi. Je te laisse imaginer les bleus que j'avais sur les bras et les mains, mais ce n'est pas bien grave c'est vite parti. Ils se sont aperçus que c'est la morphine qui me faisait péter les veines, donc ils ont décidés de l'arreter, j'allais bien donc pas de soucis pour moi.  Le rat est passé me voir, la j'ai pu tenir une conversation, le chirurgien est passé a ce moment la, on a discuté un peu. Ma maman est passé, ainsi qu'une amie a moi bypassée l'année dernière. La, j'ai eu des douleurs, j'ai donc appelé l'infirmière, qui a voulu absolument que je prenne de la morphine, même si je disais que non, et la j'ai morflé, j'ai eu des nausées pas possible et des douleurs a l'estomac, pas piqué des vers, j'ai eu du mal a dormir. Le vendredi, j'ai passé mon examen de contrôle, appelé Togd, ça me faisait un peu peur, car je voyais a droite a gauche que ça avait un goût infâme. La manipulatrice radio m'a donné le verre, j'ai pris une grande inspiration et j'y suis allée, en fait c'était pas si dégueu que ca, juste un goût fortement anisé rien de plus. Elle n'a rien vu de méchant, donc je suis remontée dans ma chambre. Le chirurgien est venu nous voir dans l'après midi le rat et moi, et nous sa dit que les sutures étaient un peu serrée, mais rien de méchant, ça allait se faire a la longue, je pouvais boire.  Ils m'ont totalement déperfusée, donc j'ai pris la décision de marcher, et j'ai pu voir le soir même mon rat gondin, j'étais bien. Le samedi matin, ils m'ont enlevé mon drain, une sensation de court circuit dans l'estomac, c'était marrant! Mon amie d'enfance est passé me voir avec pleins de magasines, une belle plante, on a été se balader, puis ma mère est passé et le rat. J'ai pu commencé le bouillon clair, c'est assez bien passé. Le dimanche matin, j'ai eu le droit au yaourt, j'ai mangé deux cuillères a café, c'était bien ainsi. Le midi, j'ai eu de la purée, très bonne, mais un peu pâteuse a mon goût, j'en ai mangé que deux fourchettes, et deux cuillères a café de compote. Le soir, pareil, je n'ai pas forcé la mule, en compagnie d'une copine qui est passé me voir rapido. Le lundi matin, je suis sortie. Ma mère et moi sommes allées faire des courses, et j'ai mangé une purée au flunch, j'ai cru mourir. J'ai eu une barre dans le dos impressionnante, j'en ai vomi tellement ça passait pas. On est rentré. Et le début de l'enfer a commencé... Suite aux prochain épisode...

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30 octobre 2011

J-31...

Et voila, le compte a rebours sur une nouvelle vie, moins pire (je l'espere), moins morne, commence. La peur est un peu la, mais je pense qu'elle m'envahira une semaine avant. La en ce moment, je suis plus dans "le repas du condamné", dans ma tête je vois, tout ce que j'aime et tout ce qui va prendre du temps a remanger, alors, j'avoue que ce mois ci, le rat va devoir supporter mes lubies les plus folles. Bon faut dire que quand j'étais enceinte, j'avais pas le droit d'en avoir, alors je me rattrape comme je peux. On a calé le dernier resto, les derniers vrais repas de famille avant je sais pas quand. C'est pas de tout repos c'truc la en fait, car je salive sur tout du coup. Ma vie physique et mentale va changer, mais ma vie gustative aussi, alors je fais le deuil en quelques sortes, sur ces 30 ans de gavage plus ou moins lourd. Pas simple de rayer cela, mais il le faut. Je suis excitée, j'ai hâte d'etre a dans quelques mois, quand je sentirais mon corps un peu plus léger. Mais j'ai conscience aussi que le bypass n'est pas qu'une question d'opération, le problème avec la nourriture va devoir se gérer psychologiquement et la, je sens que ça va moins simple, mais parait il j'ai pleins de courage a revendre, alors je suis capable de combattre cela... A suivre...

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14 octobre 2011

30 ans age de raison, définitivement...

Jeudi, j'avais rendez vous avec le chirurgien. J'étais excitée et flippé. Excitée, car je pensais que j'allais avoir une date opératoire. Flippé, parce que je ne savais pas trop a quelle sauce j'allais être mangée. A peine arrivée, que j'étais reçue, par cet homme a qui j'allais confier ma vie. Au début, il m'a fait peur, car il ne savait pas que tout mon parcours était réalisé. Il me parlait de fibroscopie, de bilan cardiologique, bref tout ce que j'avais fais, alors je l'ai arrêté pour lui dire que cela c'était déja éffectué. Donc, il m'a dit "on recommence tout de puis le début". Alors je lui expliqué, le premier rendez vous du 5 juillet, puis les bilans, et le fait que j'avais vu la nutritioniste, qui m'avait envoyé vers lui. Sauf que bien entendu, il avait pas reçu la lettre, donc c'était un peu compliqué. Il m'a posé pleins de questions. Puis il m'a expliqué, les différentes opérations, et celle qu'il allait me faire, le bypass. Il n'a pas épargné la phase la plus dure a entendre, la mort. Même si je suis consciente que ce risque existe, l'entendre de sa bouche était encore plus dur a supporter, mais j'ai tenu le coup, avec un peu d'humour c'est mieux passé. Il m'a remit un fascicule, que je me dois de lire attentivement avant notre prochaine rendez vous. La, il me sort "En janvier, mon carnet de rendez vous est plein", la j'ai eu un gros coup de pression, car je pensais qu'il allait me sortir, février ou mars, je pense qu'il a vu mon désarrois dans mon regard et a vite ajouté "Mais en Novembre et début décembre tout va bien". J'ai vite repris espoir.  Puis je suis passé sur la table d'auscultation, pour qu'il voit ou il allait faire les petits trous. Il s'est marré, quand il a vu mon futal rafistoler a coup d'épingle à nourrice. Punk un jour, punk toujours. Il m'a dirigé vers sa gentille secrétaire, avec qui j'ai fais le dossier prise en charge de la sécu, elle m'a fait signer la décharge disant que si il y avait un problème je me retournerais envers personne (ça aussi c'est flippant...) le chirurgien est revenu, et lui a dit "Nous allons fixé une date", elle a regardé l'agenda et m'a dit "Le 30 Novembre ça vous va?" j'ai pas réfléchi j'ai juste dis "Oui parfait". A ce moment la, elle lui dit "La personne de 16 h45 n'est pas venue", de la il lui dit "Vous verrez ça arrive souvent" "ha bon?" répond elle, "oui oui les gens ont peur." d'un grand sourire, j'ai sorti "Oui mais moi je suis la" et la il me dit "Vous êtes une comique vous, mais vous savez, j'ai vu une patiente partir deux heures avant son opération".A quoi j'ai répondu "C'est pour cela que je veux voir personne de mon entourage, sinon je risquerais de partir avec eux, je me connais". On a refixé une date 20 jours environ avant l'opération, et la secrétaire m'a dit "Vous venez hein?" en riant, grande comique que je suis je lui ai dis "Oui mais avec la chance que j'ai, la on en a parlé, le matin même je tomberais en panne", grosse crise de rire dans le bureau des secrétaires, l'ambiance était bien bonne. Je suis ressortie de la, très chamboulée mais avec le sourire. J'ai pu retrouver ma maman et mon rat gondin qui m'attendaient sagement (enfin presque) et il a fallu parcourir les dédales de la clinique, pour prendre rendez vous avec l'anésthésiste, et prévenir la secrétaire de la cardiologue, ma date d'hospitalisation, mais le dossier était déjà parti, bon avec elle ce fût moins rigolo tout de même. J'ai pu partir, donner a manger a ma fille,  et prévenir le rat que la date était fixée. Enfin... Je compte les jours qui me séparent d'elle, j'ai peur ça c'est clair, mais j'ai hâte! Ma vie va totalement changée, en mieux j'en suis certaine! Moi qui voulait être opérée avant mes 31 ans et bien je suis contente. Les 30 prochaines années vont être plus sereine je l'espere, avec 50 kilos en moins environ! Allé histoire a suivre!

 

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06 octobre 2011

Ca va vite...

A 14 h j'avais rendez vous avec ma nutritioniste, pour qu'elle m'envoie vers le chirurgien. Elle a tout validé, était même surprise que pour une obèse de et depuis 30 ans, je me portais relativement bien. Elle m'a donné une liste de médicaments impressionnantes. J'crois (j'suis sure même) que j'en ai jamais pris autant de ma vie! J'ai rencontré le chirurgien qui m'a expliqué que mon opération allait être particulière mais que ça allaient se faire très bien. Et puis après, j'ai été voir la secrétaire pour le sacro saint rendez vous avec le chirurgien, qui elle m'a envoyé vers son secrétariat. Allé hop, on est arrivé dans leur bulle, j'ai expliqué mon cas, et la secrétaire me dit "Mardi 11 octobre a 16 h15 ça vous va?" Je lui ai demandé de répéter deux fois la date tellement j'ai été surprise de la rapidité! J'ai bien sur dis oui, et je suis ressortie de la bas limite les larmes aux yeux. Je ne pensais pas que cela allait être aussi rapide, bon je n'ai pas la date d'opération, mais je tiens le bon bout, je le sens vraiment! En 2012 a moi les santiags!

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23 septembre 2011

Pas de fumée sans feu...

Mardi j'étais chez mes parents, et en allant faire deux trois courses, j'ai rencontré une copine d'enfance, que j'avais déja vu en Mars pour qu'elle me parle de son bypass. A ce moment la, elle était pleine de vie, elle m'encourageait a sauter le pas, elle était si rayonnante que cela donnait envie. Mais en 6 mois de l'eau a coulé sous les ponts, elle est opérée depuis Juin 2010, a perdu 57 kilos, s'habille désormais en taille 40-42, mais fait une grosse dépression. Perdre au temps de poids en si peu de temps, a eu raison de son corps et de son esprit. Elle traverse un gros passage a vide, elle est extrêmement fatiguée, et ne se sent pas bien dans sa nouvelle peau de mince. Elle a eu une phrase porteuse de sens en me disant "Pour les gens, le fait que tu fasse du 42, tout doit baigner dans ta vie, mais malheureusement ce n'est pas le cas". Elle a été obèse pendant 30 ans, n'a pas vécu sa vie comme toutes les jeunes filles de son âge, ce qui n'a pas été le cas pour moi, et j'en suis consciente, mais je peux pas m'empecher d'avoir peur. Est ce que notre corps est fait pour vivre une perte de poids aussi vertigineuse? Est ce que notre mental a prêt a supporter cela aussi? Je suis consciente que cette opération va être un tournant dans ma vie, mais je me dis que mon état ne peut pas être pire que ce que je vis maintenant. Alors je verrais bien dans un an ou deux, et puis, je sais aussi que je peux compter sur mon rat, et sur Psy chérie, pour me sortir de cette impasse. J'espere juste que mon amie saura se sortir de ce mal être...

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18 septembre 2011

Un espoir, une hâte...

Depuis que j'ai mis un doigt dans les examens pré-opératoires, j'ai hâte de me faire opérer. J'en rêve même. Je ne pensais pas qu'un jour j'aurais pu dire cela moi qui revendiquais mon poids, qui ne voulais pas entendre d'opération il y a encore 6 ans, qui se sentais bien obèse, et bien, la je le dis haut et fort, j'en ai marre d'être obèse. Marre d'avoir mal aux pieds, marre d'avoir mal partout en fait. Marre d'être fatiguée pour un oui pour un non, marre de ne plus pouvoir me balader comme avant sans mettre 8 jours pour récupérer. Marre de m'habiller comme un sac, moi qui suis un minimum coquette. Marre de voir toute cette graisse sur mon corps. Je sais que cette opération ne va pas être simple, qu'il va falloir faire des concessions, mais c'est rien par rapport au bonheur que ce que cette réduction de l'estomac va m'apporter. Il y a encore quelques mois, je pleurais dans le bureau de ma psy, en lui disant "J'ai peur de maigrir", aujourd'hui, je ne pleure plus, oh non. J'ai encore peur certes, mais je sais que ca va être pour moi un redémarrage dans ma vie, et sûrement un gros virage. Je sais aussi que je resterais grosse dans ma tête, comme une piqûre de rappel, mais ça ne sera que dans ma tête plus dans ce corps, meurtri, fatigué... Je pensais pas en arrivé la corporellement parlant a 30 ans, il faut que j'ouvre les yeux, que je m'appercoive de l'échec de ma vie face a cette obésité infantile, qui soit disant allait partir après une grossesse. Ce ne fût que l'inverse. Ce fût même pire. Je compte les choses qui me rapproche de la nutritionniste, qui elle m'enverra vers le chirurgien. Après il y aura encore de l'attente, mais je serais sur la bonne voie, je l'espere en tout cas... Allé je vais regarder ma fille jouer, ca va me remonter le moral...

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16 septembre 2011

Juste ça...

Pas de long discours pour dire que maman a toujours été la pour moi... Le bypass est notre combat à toutes le deux... Je voudrais tant vous écrire un roman, mais rien ne sort alors une chanson suffirat...

 


Tonton david - ma number one par gogole888

Posté par mimineladivine à 18:42 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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